1)
LE FOOTBALL - Une passion planétaire
1 |
Le
football dans certains pays est une véritable affaire
d’Etat. Ainsi, en Italie, par exemple, le 29 avril 1998, les
travaux de l’Assemblée nationale ont été interrompus à cause de
la violence de l’affrontement entre deux députés. Raison: un |
5 |
penalty
refusé à l’équipe Inter de Milan.
Le football divise. Sport par
excellence pour ceux qui y
trouvent un condensé des meilleures qualités de l’être humain
(solidarité, générosité, courage, volonté, virtuosité) mais activité
pernicieuse pour les autres qui le considèrent comme la mère de |
| 10 |
tous les défauts
(agressivité, violence, chauvinisme, corruption).
La politique l’utilise.
Dès les années 20, la popularité
de ce sport est utilisée par certains régimes pour diffuser leur
propre idéologie. Le football constitue aussi un terrain privilégié
de l’affirmation des identités collectives et des antagonismes |
15 |
nationaux.
Les violences des hooligans dans les tribunes en
témoignent.
Des intérêts financiers
entourent aussi le monde du
football. D’une part, certains clubs se sont convertis depuis
longtemps à l’économie du marché et fonctionnent comme de |
20 |
vraies
entreprises. Certains d’entre eux, tels le Manchester et
Ajax d’Amsterdam sont cotés en Bourse. D’autre part, dans la
plupart des pays d’Amérique Latine et d’Afrique, de nombreux
clubs survivent sans argent et des joueurs mal payés sont exilés
(le Brésil en dix ans a "exporté" plus de 2000 joueurs). |
25 |
Mais
l’emprise de l’argent, la manipulation politique, le
poids des médias, la violence des supporteurs, le dopage des
joueurs et l’intérêt financier des dirigeants n’y peuvent rien: le
football reste une passion planétaire, le plus universel des
divertissements populaires. |
|
Le
Monde diplomatique (adaptation) - Mai / Juin 1998 |
|
1. Ce texte nous montre que:
|